Rapport Attali : l’occasion manquée
Liêm Hoang-Ngoc a participé à la contre-expertise du rapport Attali organisée par La Forge. Le texte ci-dessous résume son intervention. L’auteur est également l’un des contributeurs au contre-rapport publié sur ce site.
Les 316 propositions du rapport Attali sont le mode d’emploi des « réformes structurelles » recommandées par de nombreux rapports ayant brassé l’air du temps de la dernière décennie (Minc, Boissonnat, Virville, Camdessus, Pébereau…). Le diagnostic qu’il établit est que le déclin dont souffrirait la France est avant tout lié au poids du « modèle hérité de l’après-guerre », celui-ci ayant accouché de «conservatismes » et de « privilèges ». Lire la suite
Contre-expertise du rapport Attali
Benoit Hamon et Noël Mamère ont présenté la contre expertise du rapport Attali proposée par la Forge. Ils ont également souhaité donner la parole à plusieurs économistes invités : Liem Hoang Ngoc, Philippe Moati, Jean-Marie Monnier et Guillaume Duval. Lire la suite
Tva sociale : les français perdront du pouvoir d’achat
Le projet de TVA sociale, sur lequel le Gouvernement Fillon travaille depuis l’été 2007, est présenté comme une mesure permettant de s’attaquer à la question de la perte de compétitivité des entreprises françaises dans le commerce mondiale et donc comme un élément central dans la politique économique de l’actuelle majorité pour relancer la croissance. L’idée principale est qu’en diminuant le coût du travail, grâce à un allègement des charges patronales, compensée par une augmentation de points de la TVA, les produits français s’exporteront mieux (car moins chers), tandis que les produits importés couteront plus chers (puisqu’ils sont soumis à la TVA).
Cette réforme serait en outre une réponse à l’un des aspects bien connus de la mondialisation économique : l’entrée massive sur les marchés occidentaux de produits venant d’Asie, où les couts de main d’œuvre sont si bas qu’ils faussent la concurrence et accélèrent les délocalisations des entreprises européennes. Tout le monde serait donc gagnant. Les entreprises qui seraient à nouveau compétitive, les travailleurs français qui ne verraient plus leurs emplois partir dans les pays émergents, le consommateur qui gagnerait du pouvoir d’achat.
On montrera dans cette étude qu’il en est pourtant rien.
par Eric Perraudeau, Fondation nationale des sciences politiques, membre du conseil de direction de la Forge.
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